La rue : un support de communication intemporel

Le Gala d’hier ne nous a pas empêchés d’aller voir ce qui se disait ce matin du côté de la salle Chancardon. Et visiblement, nous n’étions pas les seuls, car la salle était comble !

Il faut dire que le thème «communiquer dans la rue», est à lui seul riche de promesses.

Les supports de communication dans la rue peuvent être multiples : façades, palissades, panneaux…l’important étant de cultiver une certaine richesse créative. Les messages doivent être attractifs et capter très vite l’attention. Attention néanmoins, les totems papier sont plutôt à placer dans les endroits de flux routier alors que les totems digitaux sont plus à même de capter l’attention des citoyens dans les lieux piétons. L’intérêt de communication de rue est soumise à une exigence de pertinence : le ciblage géographique et temporel est donc de mise !

L’immédiateté, la réactivité sont primordiaux car les messages se périment très vite.

Dans leurs version les plus poussées, comme à Stockholm, les totems peuvent être interactifs.

On peut même imaginer qu’ils deviennent, pourquoi pas, un outil de démocratie participative.

Etonnement, les écrans digitaux dans les lieux publics supportent un faible taux de vandalisme.

De là à utiliser l’espace public comme média principal ? L’entreprise se couronne parfois de succès comme pour la ville de Rennes, avec l’agence Epiceum, gagnants du grand prix cap’com 2013.

Résultat de l’opération : un déploiement maitrisé et cohérent dans l’espace et dans le temps sur tous les supports quelque soit l’émetteur.

M. Saada et M.Chatillon, de la société Clear Channel, reviennent sur les enjeux de leur travail :

Vous vous êtes présenté comme un «expert des lieux publics», explicitez la notion.

Denis Saada : Être expert public recouvre un bon nombre de choses. On est depuis 90 ans présents dans l’espace public : dans les métros, dans les gares, les centres commerciaux, dans tous les lieux qui accompagnent les publics. Nos médias ont vocation à parler à tous et c’est toute la difficulté : comment réussir à parler à tous et réussir à avoir un message puissant, ciblé pour chacun.

Jacques Chatillon : La communication dans les rues permet de poursuivre la communication que l’on peut avoir sur d’autres outils au quotidien. C’est notre grande expérience : nous couvrons le territoire mais aussi les agglomérations. Ce n’est pas qu’une communication de cœur de ville, c’est une communication citoyenne qui doit s’adresser à l’ensemble de la population.

Travaille t-on de la même façon avec une entreprise privée et une collectivité ?

J.C : La démarche est très différente. L’acteur privé est le décideur, ce sont ses moyens et son argent donc nous sommes dans un processus décisionnel bien plus rapide. Tandis que la collectivité comprend plusieurs décideurs qu’il faut convaincre. Travailler avec une collectivité c’est préparer et anticiper des projets qui verront le jour dans 2 ou 3 ans puisqu’ils nécessitent un consensus. C’est un vrai travail à deux temps.

D.S : Le citoyen et le consommateur sont les mêmes personnes. Les moyens de communication sont les mêmes et donc c’est assez naturel que les objectifs ou la manière de traiter la communication tendent à se rapprocher entre une collectivité et une entreprise privée.

Concrètement, comment travaillez-vous avec vos clients ? Comment accompagnez vous vos clients publics ?

J.C:Travailler avec des collectivités, c’est travailler dans un climat de confiance, de partenariat et d’accompagnement. Nous ne faisons pas le travail du directeur de communication, même si nous, aussi, connaissons la ville. Notre but c’est de proposer un support efficient, et nous devons donc penser à la façon dont on peut transformer les idées d’une collectivité et comment nous pouvons apporter cette valeur ajoutée. Autrement dit, comment rendre plus attractif, plus beau, et communicants tous ces outils mis à disposition de la collectivité.

D.S : On veut se positionner en tant que facilitateur et éviter de créer de la complexité supplémentaire. La communication devient de plus en plus compliquée et il y a de plus en plus de médias, nous on veut se positionner en disant Clear Channel va vous simplifier la vie.

J.C : Notre outil ne doit pas être une charge supplémentaire pour la collectivité mais vraiment donner de la souplesse et de la réactivité.

Pourquoi selon vous les panneaux animés ont ils plus d’impact sur le public ?

D.S: C’est prouvé : le standard international a montré que les totems digitaux sont regardés 3 à 4 fois plus qu’un panneau papier. De manière pratique, c’est la capacité à s’adresser à chacun, la flexibilité, la souplesse, le ciblage géographique et temporel qui permettent de vraiment adapter la communication. C’est un nouveau média, une nouvelle manière de communiquer, une nouvelle source d’efficacité pour les collectivités.

J.C: La cible, l’emplacement, c’est vital pour rendre cette communication attractive. Notre savoir-faire est d’être un média de la rue. C’est plutôt une question de qualité que de quantité.

Etes vous concernés par les problématiques de développement durable ?

D.S : Bien sur, on essaie de se conformer à l’ensemble des défis du développement durable. Aujourd’hui, c’est une notion qui remonte à la naissance de tous les projets, ce qui est nouveau. On se dit qu’il faut être durable, dès la base du projet. Les affichages digitaux ont un bilan carbone qui est tout à fait honorable par rapport à d’autres médias car ils impliquent peu d’interventions sur site vu que l’ensemble du dispositif est pilotable à distance.

J.C : On a mis en place un système de nettoyage à l’eau pure, sans détergents. Clear Channel a une charte très exigeante auprès de nos industriels.

6) Est ce que le numérique est plus respectueux de l’environnement, plutôt que le papier ?

J.C : Il est vrai qu’un mobilier digital fait faire des économies sur les déplacements. Néanmoins, ces mobiliers consomment de l’énergie, de l’électricité : il y a encore des développements à faire.

Aujourd’hui, le mobilier digital dans la rue ne dépasse pas le bilan carbone d’un affichage traditionnel.

D.S : La question se pose pour les deux supports. Le digital ne va pas remplacer le papier. C’est un média supplémentaire. On essaie de réduire le bilan carbone des deux médias.

Que reste t-il à développer ?

D.S : En digital, tout reste à développer. On entre dans une nouvelle ère avec toute cette excitation et toute sa complexité. C’est un portefeuille de possibilités créatives. On a de vraies questions d’utilisation, d’exploitation concernant ce nouveau média.

J.C : Le développement du digital dans la rue doit être extrêmement ciblé et efficace, privilégier la qualité.

 

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